génial KLIMT les 100 ans de sa mort

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J'adore KLIMT , pas vous ? 

je vais d'ailleurs bientôt à Vienne , je vais me régaler.

Voici un article de france culture

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Sous l'or, la vie de Klimt sur quatre toiles

L'ANTISECHE | Vienne 1900, Gustav Klimt est le chef de file de la Sécession viennoise. Sa vie, souvent méconnue, se révèle dans ses toiles, des portraits de femmes tantôt désirantes tantôt dévorantes aux paysages silencieux.

Gustav Klimt, vers 1910, dans le jardin devant son studio à Vienne

Gustav Klimt, vers 1910, dans le jardin devant son studio à Vienne Crédits : Imagno - Getty

C'était il y a 100 ans : le 6 février 1918 disparaissait le peintre Gustav Klimt à l'âge de 56 ans. Des trois âges de la femme (1905) à la femme dévorante et terrifiante telle que Judith II (1909), le peintre viennois a souvent provoqué l'incompréhension de son public par ses portraits de femmes érotisés, ou encore ses allégories avant-gardistes. Parmi les 220 toiles que l'on connaît aujourd'hui de lui, il a par ailleurs réalisé 55 paysages prenant principalement pour décor l'Attersee, et dont la sérénité contraste avec l'autre partie de son oeuvre. De son goût pour l'ornement, il a fait de l'or une matière première de ses toiles - un goût très probablement inspiré par son père qui exerçait le métier d'orfèvre ciseleur.

Klimt n'a laissé ni autobiographie ni autoportrait. Il n'était pas non plus amateur de correspondances et s'est bien peu exprimé sur ses œuvres et son processus de création. Il affirmait d'ailleurs : 

 
 

1. Nuda Veritas : Vienne 1900 & la Sécession viennoise 

Nuda veritas, dessin et huile sur toile, Gustav Klimt

Vienne, années 1900. Gustav Klimt est un peintre reconnu par ses contemporains qui le choisissent, dès 1897, comme chef de file de Sécession viennoise. Avec ce mouvement, qui peut s'apparenter à l'Art nouveau en France, ou au Jugendstil en Allemagne, les peintres viennois veulent réformer l'art et sauver la culture. Les peintres de ce mouvement, parmi lesquels Schiele, Kokoschka ou encore Moser, inaugurent un journal, intitulé "Ver Sacrum", "le printemps sacré". Pour le premier numéro en 1898, Klimt réalise un dessin, Nuda Veritas, "la vérité nue". L'année suivante, en 1899, il réalise une huile sur toile (240 x 64.5 cm) qui prêtera à polémique, comme l'expliquait Erika Turner, professeur de littérature allemande, dans un documentaire consacré à Gustav Klimt et diffusé dans l'émission "Une Vie Une Oeuvre" le 4 septembre 1995 : 

C'est une femme fatale, visiblement dangereuse. Mais ce qui est nouveau, ce qui frappe, c'est que c'est une femme en chair et en sang, et qui n'a plus rien à voir avec ces nus idéalisés de la tradition. 

 

2. Le Baiser : l'âge d'or 

Le Baiser, Gustav Klimt, Le Belvédère (Vienne)
Le Baiser, Gustav Klimt, Le Belvédère (Vienne) Crédits : Gustav Klimt / Wikicommons

Le Baiser, cette huile sur toile de format carré (180 x 180 cm), est sans doute l'un des tableaux les plus célèbres peint par Klimt. En octobre 2000, dans l'émission "Peinture fraîche" sur France Culture, le critique Gerbert Frodl commentait ce tableau au micro Jean Daive, à l'occasion d'une exposition consacré au peintre à Vienne : 

 

Posé sur une nature artificielle et quasi onirique, pouvant s'apparenter autant à une île qu'à une falaise, le couple semble hors du temps, comme dans une sorte d'Eden. Ce couple, peut-être celui du peintre avec sa compagne Emilie Flöge, semble coupé du monde. C'est au moyen de la feuille d'or, notamment, que le peintre dessine l'espace du tableau, comme le souligne Gerbert Frodl : 

Klimt le fait souvent à cette époque. Il utilise des ors différents dans le traitement des surfaces. Ici c'est très net. C'est le même or pour l'homme et pour la femme. Et il en choisit un autre pour l'ornement. L'ornement de l'homme est carré. Celui de la femme est rond. Et Klimt a toujours utilisé ce genre de trait allégorique et de symboles. (...) Dans tous les tableaux de Klimt, l'espace est absent. La structure du tableau est extrêmement plate. Comme ici, où seul un fond doré, neutre, permet de suggérer un espace vide, car il s'agit surtout de faire ressortir le couple.

3. Adèle Bloch-Bauer : mécène aux deux portraits 

Portrait d'Adèle Bloch-Bauer I (1907), Portrait d'Adèle Bloch-Bauer II (1912), Gustav klimt
Portrait d'Adèle Bloch-Bauer I (1907), Portrait d'Adèle Bloch-Bauer II (1912), Gustav klimt Crédits : Wikicommons

Adèle Bloch-Bauer, c’est la seule femme dont Gustav Klimt a réalisé le portrait à deux reprises. C’est la femme de Ferdinand Bloch-Bauer qui a fait fortune dans le sucre. Le couple soutient par le mécénat la Sécession viennoise, notamment Klimt. En 1907, le peintre réalise le premier portrait d’Adèle Bloch-Bauer. Son format carré (140 x 140 cm) ainsi que le travail de la feuille d’or lui confère une valeur quasi iconique. En 1912, Klimt réalise un second portrait, une huile sur toile de 190 x 120 cm.

L’histoire de ces tableaux est aussi celle d’une longue saga, au croisement de l’histoire et batailles juridiques. En 2017, dans ses Cours au Collège de France, l’historienne Bénedicte Savoy retraçait cet itinéraire, dès le succès de la création : 

Nous avons affaire à un tableau qui, pendant les onze premières années de sa création, circule beaucoup, et est reproduit dans la presse, en photos, est extrêmement visible, diffusé, et sert, comme d’autres tableaux, de carte de visite à l’artiste Klimt qui est un artiste extrêmement reconnu.

 

Dans un testament de 1923, Adèle Bloch-Bauer décide de faire don des deux portraits, ainsi que des quatre paysages à la ville de Vienne. Mais dès 1938, avec le contexte politique de la Seconde Guerre Mondiale qui s’annonce et la montée du nazisme, Ferdinand Bloch-Bauer décide de reprendre les tableaux. Ces œuvres, spoliées par le régime nazi, ont ensuite été ré-exposées à Vienne jusqu’en 2006 avant d’être récupérées par Maria Altmann, descendante d’Adèle Bloch-Bauer, au terme d’une longue bataille juridique. Aujourd’hui, le premier portrait, acheté à 135 000 000 dollars en 2006 par le collectionneur Roland Lauder, est exposé à la Neue Galerie de New York, fief new-yorkais de la Sécession viennoise. Le second portrait a été racheté par un collectionneur chinois. 

4. Les paysages d'Attersee : le peintre en villégiature

Litzlberg am Attersee
Litzlberg am Attersee Crédits : Gustav klimt / Wikicommons

L'or viennois a cédé la place au vert du jardin. Parmi les 55 paysages peints par Gustav Klimt, la plupart ont pour décor l'Attersee, ce lac autrichien des environs de Salzbourg où le peintre a passé ses étés à partir de 1897. Cette année-là, en prenant la direction de la Sécession viennoise, il a aussi cherché à échapper aux commandes académiques. Dans l'émission "Une Vie Une Oeuvre" du 14 septembre 1995, André Le Vot pointait le silence de ces paysages contrastant avec le reste de son oeuvre : 

Pas de montagnes à la Caspar David Friedrich, pas de jeux de lumière ou de tourbillons à la Turner. C'est un paysage au repos. Pas de tempête, rien de romantique en quelque sorte. C'est quelque chose de feutré qui tient du parc ou du jardin clos, un jardin secret et silencieux. 

 

Litzlberg am Attersee, ce tableau peint entre 1914 et 1915, a également donné lieu à une bataille juridique suite à la spoliation par le régime nazi. Christine Lecerf et Franck Lilin retraçaient cette histoire à l'occasion d'un documentaire consacré à l'art dégénéré dans LSD, La Série Documentaire. 

> lien vers cet excellent article (l'article original contient des podcasts originaux à écouter)

https://www.franceculture.fr/peinture/gustav-klimt

 en prime une chouette vidéo https://www.dailymotion.com/video/x6ehspx

et vous même vous aimez KLIMT ? vous pouvez laisser des commentaires ci dessous :)

 

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