Je vous présente ici un pas à pas pour apprendre à peindre un paysage de ville.

Ce tableau représente une vue du pont neuf à toulouse sur une toile format 61 x 46 cm.

1 - J'attaque d'abord une couche à l'acrylique (blanc + bleu outremer + bleu phtalo + orange).
Cela a l'avantage de sécher très vite et je peux ensuite travailler un bleu plus profond à l'huile assez rapidement.

La toile pompant pas mal la peinture acrylique, j'humecte tout d'abord la surface de la toile avec un morceau de sopalin imbibé d'eau.


2- Ne pas oublier les reflets dans l'eau en posant le même bleu du ciel posé par grands aplats au pinceau (très) large.

3- Un morceau de chiffon peut aussi faire l'affaire pour étaler largement la peinture.

Vous apercevez dans mon mélange de la couleur orange dans le fond du ciel ?

non ? Casser une couleur en peinture c'est ajouter une complémentaire dans un mélange, ou autrement dit une couleur chaude (orange) dans un mélange de couleurs froides (ici le bleu du ciel)

Par moment j'ajoute un mélange de bleu pur en croisant les touches (parfois avec une bonne dose de blanc)

 


 

Une fois la couche en peinture acrylique bien sèche , nous allons peindre ce ciel à l'huile.

3 couleurs : bleu outremer, bleu cobalt, blanc

Je croise les touches avec un pinceau plat.

J'aime bien les pinceaux a poils de porc assez épais.

Ils sont très solides et se lavent facilement.

J'ai trois pinceaux différents , du bleu le plus clair (avec beaucoup de blanc) au plus foncé avec pas mal de bleu d'outremer.

Cela évite de salir les couleurs pour bien garder les contrastes des mélanges d'origine.

 

Ici j'ai appliqué de longues touches rapide en zig zag, variez les touches ! :)

J'ai aussi utilisé un morceau de plastique pour enlever et déposer de la peinture.

Je reprends l'acrylique pour faire un premier jus : blanc , jaune et orange.

Voici la couche de base qui va me servir à éviter les trous ou les blancs difficiles à rattraper par la suite.


J'ai retravaillé le ciel avec un outil bizarre que j'ai acheté récemment : une spatule dentée, très bien pour étaler et griffer (mais pas trop) la toile.

 J'ai éclairci le ciel pour mieux faire ressortir les toits.

Je commence mon travail au pinceau fin (rouge, jaune, oranger)

Enlever de la peinture permet parfois de dessiner (avec un colourshaper)

il me faut faire les 3 monuments à l'horizon mais je dois attendre que le ciel sèche.

Je vais donc commencer le pont neuf (qui est le plus vieux de toulouse en fait ;)

j'ai un petit peu travaillé le pont.

le rouge ne sera pas la couleur finale, il y aura des glacis et des marrons assez foncés pour bien marquer les ombres.

je prend maintenant un jus rouge + orange et surtout ombre brûlée avec une pointe de bleu de prusse pour obtenir un marron assez foncé.

le tableau de toulouse commence à prendre corps, il manque le reflet du pont , un travail sur le pont lui même et les reflets..


L'esquisse des reflets se fait avec un jus assez dilué à la térébenthine pour être retravaillés par la suite.

ici je gratte au couteau quelques endroits pour simuler quelques reflets.

les reflets dans l'eau en peinture sont rarement aussi net que le sujet principal qui va trouver sa symétrie dans l'eau.


L'esquisse des reflets a été faite , il s'agit maintenant de monter en pâte progressivement (peindre gras sur maigre en fait)

les reflets dans l'eau ont été retravaillés.

Et voici le résultat en retravaillant au pinceau fin le pont pour le mettre en avant de la composition, le tableau du pont neuf à toulouse est terminé.

 

 

 

 

 

 

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